Comprendre le fonctionnement du cerveau en magasinant au Carrefour de l’Estrie
Saviez-vous que l’être humain utilise l’ensemble de son cerveau et pas seulement 10 %? « C’est un mythe assez répandu », indique le professionnel de recherche Jérôme Côté. Avec des professeurs et des étudiants en sciences, il a tenu des kiosques au Carrefour de l’Estrie, à Sherbrooke, pour déconstruire les fausses croyances et pour expliquer le fonctionnement du cerveau aux petits et grands venus faire des emplettes. Jérôme Côté, professionnel de recherche et coordonnateur chez Neurosciences Sherbrooke Photo : Radio-Canada / Alexandra Duchaine Une dizaine d’expériences amusantes pour vulgariser dans le plaisir les connaissances sur le cerveau étaient proposées près de l'entrée principale du centre commercial. Frédérique Lussier et Mélissa Villatte, qui complètent une maîtrise et un doctorat en pharmacologie, ont invité parents et enfants à mettre la main droite sur une plaque chauffante, puis la main gauche dans un grand bac d’eau glacée, avant de redéposer la droite sur la source de chaleur. Pour plusieurs cobayes, la douleur est aussitôt moins vive. L’objectif : expliquer l’effet de l’endorphine sur les sensations corporelles. Les étudiantes Frédérique Lussier et Mélissa Villatte proposaient une expérience pour démystifier et expliquer les modulations de la douleur. Photo : Radio-Canada / Alexandra Duchaine Un peu plus loin, des étudiants en radiologie invitaient le public à scruter des images faites avec des rayons X. À un kiosque, des enfants étaient invités à analyser des images médicales avec des étudiants en radiologie. Photo : Radio-Canada / Alexandra Duchaine Pour les universitaires, l'expérience est enrichissante. Selon Jérôme Côté, le coordonnateur de Neurosciences Sherbrooke, le regroupement de chercheurs qui a organisé la foire scientifique, l’événement grandit année après année. Pour la cinquième édition, environ 1000 personnes ont visité la foire scientifique samedi et dimanche malgré la température printanière qui régnait à l’extérieur. Environ 1000 personnes ont visité la foire scientifique chaque jour. Photo : Radio-Canada / Alexandra Duchaine Son équipe a mené des activités toute la semaine à l'occasion de la Semaine du cerveau, notamment la projection d’un film à la Maison du cinéma en compagnie de scientifiques. La foire avait pour but de briser les barrières pour rendre les neurosciences plus accessibles au grand public. Si des familles ont fait le plein de connaissances au Carrefour de l'Estrie, des amoureux de la science se sont aussi joints à eux. Lors de son passage de kiosque en kiosque, Radio-Canada a rencontré une médecin curieuse, et pas qu'un peu.On utilise notre cerveau en entier, constamment, même pendant qu’on dort, mentionne le scientifique. Chaque région du cerveau a des tâches. Toutes les régions sont interconnectées et collaborent ensemble.



Ça nous permet d’apprendre à vulgariser ce qu’on apprend dans les classes. C’est une compétence qui est particulièrement importante pour nous qui voulons devenir médecins
, a indiqué Mathieu Bélanger, candidat en première année.De plus en plus de visiteurs
Il y a vraiment des gens qui viennent pour la foire maintenant. On reconnaît des visages
, note-t-il.
Si on avait fait les activités à l’Université de Sherbrooke, sur le campus, il y aurait certainement eu moins de monde, poursuit Jérôme Côté. On dirait qu’il y a un mur qui n’existe pas entre le public et l’Université. Il est là pareil : les gens n’osent pas trop entrer.
Moi, je travaille en sciences. J’avais un intérêt de venir voir où on en est rendus dans nos recherches par rapport au cerveau
, a mentionné une technicienne en laboratoire dans une école secondaire croisée à la foire.
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